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Collection Mosaïque

Sans que Mosaïque se fixe comme ligne éditoriale d’aborder seulement la judéité belge, elle se veut l’expression des enseignements de l’Institut dont elle émane, des enseignements libres de tout esprit d’apologie et respectueux des valeurs qu’ils défendent. D’autres recherches suivront bientôt. Collection dirigée par M. Thomas GERGELY


N° 20 Adolphe NYSENHOLC, Les Justes du Royaume. Album. Documents originaux de l'Année d'hommage 2021-2022, Bruxelles, L'Enfant Caché asbl, Institut d'Etudes du Judaïsme, 2024.
ISBN 978-2-9602452-4-0 - 206 pages - 35€
Mosaique 20

Ce livre-album est consacré à l’Année d’hommage aux Justes de Belgique que l’Enfant Caché a organisée Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi.
Il en collationne les textes et l’iconographie.
L’Année, inaugurée dans la Grande Synagogue de l’Europe, fut clôturée dans la Cathédrale du diocèse royal Saint-Jacques-sur-Coudenberg, dans un esprit d’amitié judéo-chrétienne.
L’Année fut entretemps illustrée par de nombreux événements : la projection des portraits de Justes de la capitale au Parlement bruxellois, un colloque à l’Institut d’Études du Judaïsme avec l’aide du FNRS, un salon du livre des enfants cachés au CCLJ, des soirées littéraires à l’Atelier Marcel Hastir et à La Villa de Ganshoren, et in fine un concert à Musica Mundi en l’honneur de la Reine Élisabeth.
Initiée à Burdinne et Acosse par la pose de plaques commémoratives et en la salle gothique de l’Hôtel de Ville de Bruxelles par la célébration de notre 30e anniversaire dédiée à nos sauveurs, l’Année s’est prolongée par une réunion internationale accueillie par le Prince de Ligne au château de Beloeil.
Le Juste est un symbole fondamental dans le combat contre l’antisémitisme. Il est un modèle de solidarité humaine. Il ose risquer sa vie pour autrui. Il faut lutter contre ceux qui ne nous aiment pas avec ceux qui nous aiment.
Adolphe Nysenholc est Professeur honoraire de l’Université Libre de Bruxelles. Écrivain de l’enfance durant la Shoah, avec un roman d’inspiration autobiographique : Bubele l’enfant à l’ombre, finaliste du Prix Rossel ; une pièce de théâtre : Mère de guerre (présentée dans 7 pays, au Yad Vashem) ; des essais : Le Livre des homes, L’Enfant terrible de la littérature, L’Enfant sauvé. Invité comme « grand témoin » au Cercil-Mémorial du Vel’d’Hiv (Orléans). « Un des tout meilleurs spécialistes mondiaux de Charles Chaplin ». Prix littéraire du Parlement de la Communauté française. Président de l'Enfant Caché asbl.
Publié avec le soutien de la COCOF, la Fondation du Judaïsme de Belgique et la Fondation Auschwitz.



N° 19 Philippe PIERRET, Le livre des Petits. Répertoire des familles juives à Bruxelles. Tome II (1886-1910), Bruxelles, Institut d'Études du Judaïsme, 2023.
ISBN 978-2-9602452-3-3 - 511 pages - 50€

Le livre des petits L'auteur du présent ouvrage poursuit, dans ce deuxième tome (1886-1910), sa quête archivistique à la rencontre des "petits", des humbles. De ceux qui n'ont laissé que des informations à caractère anecdotique, des détails truculents par endroits, des cacographies et énigmes administratives. La consultation du nouveau corpus est toujours aussi surprenante que captivante, procurant un émerveillement renouvelé pour l'auteur. Ce dernier, au détour d'un registre de l'état civil, parmi les milliers d'actes de naissance, de mariage et de décès, épingle tel codicille, telle annotation, ajoutés à l'encre rouge, narrant les changements de noms, les modifications de statuts. Ici, c'est un intendant militaire, prussien de naissance, fait chevalier de l'Ordre de Léopold Ier. Là, un musicien, d'origine néerlandaise, qui est cité comme officier de la Couronne de chêne.
Si la mémoire est "toujours incertaine, généralement décevante, parfois perfide", comme le dit si bien l'historien Yerushalmi, l'ensemble des informations de ce nouveau corpus procure, sinon "un visage" à tous les membres de la communauté juive de Bruxelles - totalement oubliés faute de documents d'archives familiales ou de photos anciennes - , au moins une identité, un statut, une activité professionnelle, une adresse de résidence, un lieu de provenance, une parentèle. 
La consultation des différents fonds d'archives rend, cette fois encore, plus visibles les femmes de la collectivité juive. En particulier, l'évolution de leurs statuts et activités professionnelles dans la société bruxelloise, au sein d'une Belgique en plein essor économique et social.

Philippe Pierret est curateur d'expositions et chercheur au sein de la "Fondation Arthur Langerman pour l'étude de l'antisémitisme visuel" (ALAVA - Berlin), et chargé de cours invité à l'UCLouvain, où il enseigne l'histoire des Juifs en Belgique. Chercheur associé à l'Institut d'Etudes du Judaïsme (ULB) et au Centre National de la Recherche Scientifique - Nouvelle Gallia Judaica, ses publications traitent de l'histoire sociale et religieuse du judaïsme de Belgique et de France (XVIIe-XIXe siècles)
Publié avec le soutien de la Fondation Simon et Lina Haïm.


N° 18 Aurélie COLLART, Femmes juives dans le cinéma du XXe siècle. Le cas des États-Unis, Bruxelles, Institut d’Études du Judaïsme, 2023.
ISBN 9782960245226 - 88 pages - 10€.

Image Aurélie L’histoire du cinéma a vu défiler de nombreux personnages de femmes juives au cours de son existence. On découvre, au fil de ces pages, comment la représentation de la femme juive a évolué au sein du cinéma étasunien. De la victime de l’immigration à la mère juive autoritaire, en passant par la jeune fille superficielle et la femme fatale au caractère bien trempé, elle se modèle au gré des transformations sociales et des mentalités de l’époque, dévoilant peu à peu un visage nouveau, beaucoup plus nuancé, duquel les stéréotypes parviennent tout doucement à s’effacer.

Aurélie Collart est titulaire d’un Master en Communication multilingue de l’Université libre de Bruxelles. Depuis 2013, elle est chercheuse à l’Institut d’Études du Judaïsme.


N° 17 Sara Beth KOPLIK, Un déracinement intégral. Histoire contemporaine des Juifs d’Afghanistan, traduit par Nathan Weinstock, Institut d'Etudes du Judaïsme, Bruxelles, 2020.
15€ - 410 pages - ISBN 978-2-9602452-1-9

Weinstock Forte de 5.000 âmes il y a peu de temps encore, la communauté juive afghane a aujourd’hui complètement disparu. Cet ouvrage relate les rudes épreuves auxquelles ses membres durent fréquemment faire face, tout particulièrement durant des périodes de perturbations sociales ou politiques ; par exemple, au lendemain de l’invasion mongole ou lorsqu’en 1839, à Mashhad, les juifs afghans furent contraints d’adopter l’islam chiite. Le XXe siècle ne fut pas exempt de facteurs menant à la disparition progressive de la communauté, notamment avec l’établissement de l’Etat d’Israël suivi par l’exode massif des Juifs afghans en Terre sainte.

Sara Beth Koplik, née à Albuquerque (Nouveau Mexique) a consacré sa thèse de doctorat, présentée à la School of Oriental and African Studies de Londres, à la disparition de la communauté juive d’Afghanistan.
Publié avec le soutien de la Fondation de la Mémoire de la Shoah.

N° 16 Bernard JOB, La liturgie synagogale, Institut d’Etudes du Judaïsme, Bruxelles, 2019.
10 € - 63 pages - ISBN 978-2-9602452-0-2

Job

Cet ouvrage vise à faire connaître aux lecteurs les offices synagogaux tels qu'ils se déroulent, afin que les moins initiés ne se sentent ni perdus ni désorientés face à une liturgie parfois complexe.
Né en 1945 à Sarrebourg, petite ville de Lorraine française, Bernard Job quitte, à quatorze ans, le cocon familial pour Paris, où il entre au Séminaire Israélite de France, section Hazanim (ministres officiants). Il y suit des études générales, liturgiques et religieuses. De 1969 à 1974, il occupe un premier poste à Sarreguermines (Moselle). Le 1er janvier 1975, il est nommé à la Grande Synagogue de Bruxelles comme second ministre officiant à côté du cantor Pinkas Kahlenberg aujourd'hui disparu.

 


N° 15 L’enfant sauvé. De la cache au statut, sous la direction d’Adolphe NYSENHOLC, Institut d’Etudes du Judaïsme – Didier Devillez Editeur, Bruxelles, 2018.
35 € - 272 pages, 150 illustrations - ISBN 978-2-87396-156-5

Nysenholc Elie Wiesel, ancien déporté, a demandé pardon de na pas avoir été conscient de la souffrance endurée par les enfants survivants. C’était en 1991, à New York, lors de la première réunion internationale des enfants cachés, à laquelle participait Sophie Rechtman, fondatrice de L’Enfant caché-asbl. Après le rescapé des camps et le résistant, l’enfant caché n’a été reconnu comme tel qu’un demi-siècle plus tard. Les enfants de la guerre sont demeurés longtemps cachés dans la paix. Ce livre, qui retrace leur histoire et leurs combats à travers l’association L’Enfant caché, rend aussi hommage à leurs sauveurs, dont ils ont en héritage, la résilience.

Le livre offre des études originales d’Histoire et des analyses inédites de Psychologie des enfants cachés.
Il est illustré par une anthologie de récits et par un album de photos de sauverus juifs et de Justes parmi les Nations.
L’Enfant caché-asbl est une grande famille qui dépasse les clivages politiques et religieux.
Avec la participation de Elie Wiesel (mot liminaire), Myriam Abramowicz, Denis Baumerder, Eli Edelman, François Englert, Adeline Fohn, Marcel Frydman, Paul Halter, David Inowlocki, Sarah Inowlocki, Christian Laporte, Adolphe Nysenholc, Hélène Potezman, Sophie Rechtman, Laurence Schram, Maxime Steinberg, Dorien Styven, Régine Sluszny, Veerle Vanden Daelen.
Publié avec l’aide de la Fondation du Judaïsme de Belgique, European Jewish Fud, la Fondation Auschwitz et la Kazerne Dossin
 

N° 14 Aurélie COLLART, La route vers l’émancipation des Juifs européens – XIXe et XXe siècles – Anthologie et étude comparée des discours parlementaires, Devillez Editeur – Institut d’Etudes du Judaïsme, Bruxelles, 2016.
25€ - ISBN 978-2-87396-154-1
Collart

Dans ce livre, l’auteur analyse la manière dont les Juifs européens ont, à partir du XIXe siècle, obtenu l’émancipation. Il relate les différents aspects de la lutte menée par les Juifs de France, d’Italie, d’Angleterre, d’Espagne et du Portugal. Cet ouvrage reproduit dans leur quasi intégralité et analyse les discours parlementaires qui ont marqué un tournant dans le long combat du peuple juif pour obtenir ses droits civiles et politiques. Pour chaque pays considéré, un bref historique retrace ce parcours semé d’embûches.
Aurélie Collart est titulaire d’un Master en Communication multilingue de l’Université libre de Bruxelles. Depuis 2013, elle est chercheuse à l’Institut d’Etudes du Judaïsme.
 

N° 13 "AntisémitismeS en Belgique et en Europe. Les Communautés juives de Belgique et l'antisémitisme : une perspective européenne comparative (9 pays)", Actes du Colloque tenu à l'Institut d'Etudes du Judaïsme (ULB) le 6 octobre 2013, Didier Devillez Editeur – Institut d’Etudes du Judaïsme, Bruxelles, 2015.

20€ - ISBN 978-2-87396-146-6
Antisémitismes

La judéophobie possède une histoire bimillénaire, une histoire qui se décline selon des paradigmes multiples allant de la méprisante incompréhension gréco-romaine, à l'antijudaïsme religieux chrétien, relayé par l'antisémitisme politique du XIXe siècle et son avatar ultime et meurtrier, l'antisémitisme racial. Le tout, prolongé aujourd'hui par le réveil de l'animosité musulmane originelle à l'égard des Juifs, faite à base de passages sélectionnés du Coran et des Hadiths et attisé, actuellement, par l'impasse de la question israélo-palestinienne. Le phénomène de la haine des Juifs, la plus longue exécration ininterrompue de l'histoire humaine, se raconte au fil de ses soubresauts et de ses convulsions. Mais, il doit également s'expliquer selon ses modalités de fonctionnement, ses ressorts et ses mécanismes. Lesquels relèvent, malgré leurs spécificités, des mécanismes généraux de la haine : ceux qui arrivent à pousser des hommes, pourtant considérés comme civilisés, à fondre sur des semblables avec lesquels, jusque-là, ils vivaient en bonne intelligence.
En octobre 2013, l'Institut d'Etudes du Judaïsme à l'ULB a organisé un colloque axé sur les formes actuelles du phénomène, et spécialement sous la forme qu'il revêt en Belgique. Ce volume, le 13e de la collection Mosaïque, met à disposition les interventions des participants, tous spécialistes reconnus de cette question qui n'en finit pas de finir...
Sous la direction de Thomas Gergely, avec les contributions de Eliezer Ben-Rafael, Benoît Bourgine, Edouard Delruelle, Joël Kotek, André Grjebine et Florence Taubmann.
Avec le soutien de la Fondation du Judaïsme de Belgique et du FNRS.

N° 12 Michel WERBER, "La parole d’Abusz Werber", Bruxelles, Didier Devillez Editeur – Institut d’Etudes du Judaïsme, 2015.

22€ - ISBN 978-2-87396-144-2
Werber

Cette monographie évoque la vie militante d’Abusz Werber en Pologne, en Belgique et en Israël, avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Pendant l’occupation nazie, Abusz Werber était le leader du parti Linke Poalei Sion (LPS) en Belgique, et un des fondateurs du Comité de Défense des Juifs de Belgique, qui réussit à sauver des griffes des nazis environ 3000 enfants et quelques milliers d’adultes juifs. Avec des camarades de son parti, Abusz Werber assura la rédaction, la publication et la distribution des 28 numéros du journal clandestin en yiddish, Unzer Wort (Notre Parole), qui parurent jusqu’à la Libération. Dans cette publication, il dénonça sans relâche les mensonges de l’occupant allemand et de l’Association des Juifs de Belgique qui collaborait avec celui-ci. Il appela à ne pas suivre leurs ordres ni à répondre aux convocations de se rendre à Malines, prélude à la déportation. La vocation de cet ouvrage est de rétablir la place méritée par Abusz Werber et les militants du LPS dans l’historique du combat contre le nazisme. 
Michel Werber est né en 1938, à Bruxelles. Enfant caché pendant la Shoah, il quitte la Belgique à l’âge de 12 ans pour émigrer en Israël, où il vit neuf ans dans un kibboutz ; Docteur en chimie et biochimie, il a effectué de nombreuses recherches dans ces domaines pendant 35 ans. Depuis 2007, il consacre son énergie à écrire l’histoire de ses parents, Abusz et Shifra Werber.
Avec le soutien de la Fondation du Judaïsme de Belgique et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
En 2017, l'ouvrage a été traduit en anglais et publié sous le titre The Word of Abusz Werber, ISBN 978-1540866059

N° 11 Yosef OPATOSHU, "Le Fondouk Vert" et autres récits, Traduits du yiddish, présentés et annotés par Nathan WEINSTOCK, Didier Devillez Editeur, Institut d’Etudes du Judaïsme, Bruxelles, 2013.

25€ - ISBN 978-2-87396-140-4
Opatoshu

On trouvera dans ce volume un choix de nouvelles dues à la plume du grand écrivain yiddish Yosef (Joseph) Opatoshu (1886-1954), auteur reconnu comme un classique des lettres yiddish modernes, suivi d’un extrait de son roman historique « 1863 » qui est le second volume d’une vaste fresque relatant les tribulations d’une communauté juive dans la Pologne du XIXe siècle. Né en Pologne en 1886 qu’il a quittée très tôt pour s’installer à New York où il devait décéder en 1954, Opatoshu n’a pas tardé à s’y imposer comme un des leaders du courant des Yungè (« Les Jeunes »), la génération montante de jeunes écrivains yiddish désireux de rompre avec ce qu’ils jugeaient être la mièvrerie et le provincialisme de leurs aînés. Romancier engagé, auteur de nombreux récits historiques - dont l’inoubliable « Dans les forêts de Pologne », description poignante de la dégénérescence de la mouvance hassidique du Rèbè de Kotsk, récit qui se poursuit dans « 1863 » -, il est également un maître de la nouvelle, sachant allier le réalisme à l’humour.
La sélection, la présentation, l’annotation et la traduction des récits ont été assurées par Nathan Weinstock, lauréat 2010 du Prix de yiddish Max Cukierman, qui a traduit précédemment une autre sélection des nouvelles de cet auteur. 
Avec le soutien de la Fondation du Judaïsme de Belgique.

N° 10 Anna M. KEMPINSKI BOROWICZ, "Dictionnaire de la période du nazisme. Des signes précurseurs à la Shoah (1918-1945)", Didier Devillez Editeur – Institut d’Etudes du Judaïsme, Bruxelles, 2012.

45€ - ISBN 978-2-87396-125-1
Kempinski
La Shoah : encore un ouvrage sur ce sujet inépuisable et inépuisé, un sujet difficile que certains veulent creuser pour essayer de le connaître mieux et, peut-être, de le comprendre et que d’autres fuient en le prétendant rébarbatif et trop souvent traité, alors que, en la matière, domine surtout la peur. La peur de l’inconnu et de l’incompris, la crainte inconsciente de voir son regard sur le monde et ses valeurs perturbés, et son confort intérieur, bercé jusque-là par l’ignorance, secoué, bouleversé, voire anéanti. Le présent ouvrage n’est ni l’histoire d’une vie, ni un récit de souvenirs. C’est un dictionnaire qui conjugue des dimensions linguistiques, terminologiques et encyclopédiques. Il permet de retrouver rapidement les notions allemandes – le plus souvent des euphémismes – utilisées dans les documents propres à la période de la monté du nazisme et de la Seconde Guerre, à la conception de la ghettoïsation des Juifs de Pologne et de toute l’Europe puis de leur déportation, enfin de la Solution Finale. Le lecteur trouvera également les expressions spécifiques au langage des ghettos, des camps de concentration et des centres d’extermination, ainsi qu’un certain nombre de définitions des institutions allemandes dans le Grand Reich et, ensuite, dans le Gouvernement général, dans le Warthegau et dans les Commissariats du Reich. Il découvrira également un certain nombre de noms de responsables et d’exécuteurs nazis. Cet ouvrage est un outil de travail à la disposition de tous, qu’ils soient chercheurs, étudiants, élèves ou simplement des personnes intéressées par le sujet, bien que beaucoup de lecteurs se réfèrent aujourd’hui à l’Internet lequel offre une infinité de possibilités de trouver presque toutes les informations recherchées. Cependant, l’Internet ne décrypte pas les termes particuliers, les abréviations, et les emprunts à des langues différentes, qui, de ce fait, sont souvent mal traduits, approximatifs ou carrément erronés. Ce livre n’est pas exhaustif et il ne constitue qu’une modeste contribution à la grande œuvre des historiens de la Shoah. Il a pour but de faciliter les recherches terminologiques et encyclopédiques qui s’y trouvent attachées.
L’ignorance est la porte entr’ouverte vers un nouvel enfer – a dit un jour Simon Wiesenthal, rescapé du camp de Janowski et fondateur du Centre portant son nom, un centre voué à la recherche des criminels de guerre, et dirigé par le plus acharné des chasseurs d’anciens nazis.
La connaissance ouvre la porte à la réflexion, à la recherche d’une vérité relative aux conditions de l’époque, à l’imagination qui doit être éveillée. Elle conduit à la justice, libère de la haine, permet de transmettre la mémoire et, surtout, de continuer à vivre – a dit un jour Michael Kempinski, rescapé « cobaye » du camp de Gross Rosen, mon père, sauveur juif des enfants juifs du ghetto de Bialystok.
Née en Pologne en 1949, à Lodz, Anna Kempinski quitte, sans sa famille, son pays natal en 1968. Romaniste de l’Université de Varsovie, elle poursuit ses études à l’Université libre de Bruxelles en Philologie et Histoire orientales et slaves. En 1972, elle devient agrégée de l’enseignement secondaire supérieur. Anna Kempinski est également traductrice. Marquée par les récits de ses parents, elle s’oriente alors vers la recherche sur l’histoire de la Shoah, à laquelle elle se voue. Grâce à sa sensibilité, elle amène de nombreux rescapés juifs et non juifs à lui confier leur vécu, même dans leur dimension intime. Liée à partir de 1973 à l’Institut d’Etudes du Judaïsme Martin Buber, elle y mène des recherches sur l’histoire du théâtre yiddish, puis sur l’extrême droite néo-nazie belge et ses ramifications européennes et mondiales. Elle finit par transposer ses recherches sur la Shoah en enseignement destiné principalement aux professeurs du cycle secondaire supérieur.
Avec le soutien de la Fondation du Judaïsme de Belgique et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

N° 9 Anita SCHOONHEERE DE BARRERA, "La Ija de la lavandera de Jacques Benusilho. Une version sépharade du Pygmalion de George Bernard Shaw", Didier Devillez Editeur – Institut d’Etudes du Judaïsme, Bruxelles, 2012.

25€ - ISBN 978-2-87396-134-3
Schoonheere
Si un fidèle participant à nos séminaires de langue et culture judéo-espagnoles n’avait fait allusion, un soir, à une courte pièce de théâtre écrite par un de ses proches et jouée une veille de Nouvel An à Istanbul dans les années 70, ce livre n’aurait pas été publié, en tout cas pas sous cette forme : l’édition critique d’un texte inédit, avec sa traduction en français, accompagnée d’une analyse historique, sociologique et linguistique. Comment imaginer au départ qu’un plaisant pastiche en judéo-espagnol et français du Pygmalion de G.B. Shaw, transplanté dans un quartier juif de l’Istanbul des années 20, permettrait ainsi de faire renaître en filigrane un moment-clé pour le sépharadisme turc, pour un groupe humain en mutation et pour une langue en train de se taire peu à peu ? Grâce à des personnages attachants, nous suivrons ainsi le cheminement emblématique d’hommes et de femmes issus d’une communauté à la croisée de nombreux chemins, confrontés à des problèmes cruciaux, même s’ils sont exprimés dans une langue authentique, savoureuse et drôle. Sans prétention excessive mais avec finesse, justesse et tendresse, ils sont nés sous la plume d’un des leurs, faisant ainsi revivre un moment parmi beaucoup d’autres de la longue présence juive sur les rives du Bosphore.
Anita Schoonheere de Barrera est docteur en philologie hispanique (Université de Gand, 1993) où elle a soutenu une thèse consacrée à la presse judéo-espagnole. Elle a eu une longue carrière dans l’enseignement supérieur (Ecole Supérieure de Traducteurs et Interprètes Francisco Ferrer) et universitaire (Université du Luxembourg). Elle assure chaque année depuis 2004 un séminaire de langue et culture judéo-espagnoles à l’Institut d’Etudes du Judaïsme.
Avec le soutien de la Fondation du Judaïsme de Belgique.

N°8 Adolphe NYSENHOLC," L’enfant terrible de la littérature. Autobiographies d’enfants cachés", Didier Devillez Editeur – Institut d’Etudes du Judaïsme, Bruxelles, 2011

25€ - ISBN 978-2-87396-131-2
Nysenholc
Contributeurs : Adolphe Nysenholc, Claude Burgelin, Nathalie Zajde, Judith Nysenholc , Renée Roth-Hano, Marion Feldman, Myriam Ruszniewski-Dahan, Alfred Strasser, Yvette Marin, Adolphe Nysenholc, Renée Fainas Werhmann, Thomas Gergely, Adolphe Nysenholc, Aurélia Kalisky
Des écrivains qui ont subi la Shoah, enfants, ont gardé longtemps le silence. Le présent livre montre comment ces révoltés silencieux bousculent souvent les codes de la littérature dans leurs autobiographies, comme Perec en France, Raymond Federman aux Etats-Unis, Appelfeld en Israël. Traqués, cachés aux quatre coins de l’Europe, les jeunes, qu’on a toujours cru chanceux d’avoir échappé à l’horreur de la déportation, révèlent, en faisant œuvre de mémoire et dans les langues les plus diverses, une souffrance spécifique, farouche. On verra mieux comment, malgré la pudeur derrière laquelle ils continuent à se cacher, les auteurs arrivent, par leur art du récit, à faire passer le vécu indicible de la période où l’on a voulu leur mort. 
Des chercheurs qualifiés de France, d’Allemagne, des Etats-Unis, de Belgique, offrant ici sur eux des études passionnantes, prospectent en pionniers un champ littéraire nouveau dans l’espace de l’autofiction. 
Avec le soutien de la Fondation du Judaïsme de Belgique, de la Communauté française - Wallonie-Bruxelles et de l'Echange (asbl).

N°7 Judaïsme, christianisme, islam : le judaïsme entre « Théologie de la substitution » et « Théologie de la Falsification », Actes du Colloque tenu en 2008, Didier Devillez Editeur – Institut d’Etudes du Judaïsme, Bruxelles, 2010.

22€ - ISBN -978-2-87396-126-8
Judaisme

Contributeurs : Haï BAR-ZEEV, Soheib BENCHEIKH, Eliezer BEN-RAFAEL , Christine BERGANO, Geneviève COMEAU, Jean-Marie DE BOURQUENEY, Baudouin DECHARNEUX, Guillaume DYE , Thomas GERGELY, Joël KOTEK ;
À l’initiative de l’Institut d’Etudes du Judaïsme, un colloque s’est tenu en septembre 2008 à l’Université libre de Bruxelles, consacré à la délicate position du judaïsme, coincé entre la théologie chrétienne originelle dite « de la substitution » et celle, musulmane, appelée « de la falsification ». La première affirmant qu’à Israël s’était substitué, comme « véritable Israël », le christianisme ; la seconde prétendant que, quoique apparu plus tard, l’islam précédait le judaïsme, une religion dont les fidèles auraient eux-mêmes modifié leurs textes sacrés afin d’y occulter les allusions supposées à la venue de Mohamed, le Prophète. Cette confrontation triangulaire n’est pas anodine. Au contraire : toujours grosse d’un lourd potentiel de conflit, elle continue à distiller sa menace, même si de nombreux chrétiens et de musulmans travaillent, aujourd’hui, à couvrir ces théologies d’éteignoirs aussi efficaces que possible. 
Les Actes de ce colloque, que l’on pourra lire dans le présent volume, abordent de front les difficiles questions que ces théologies soulèvent, ceci dans des perspectives religieuses, sociales et politiques, sous la plume d’intervenants appartenant aux trois religions du Livre.
Avec le soutien du FNRS et de la Fondation Evens.

N° 6 Yitzkhok Laybush PERETZ, "Mémoires inachevés", traduits du yiddish, présentés et annotés par Nathan WEINSTOCK, Didier Devillez Editeur – Institut d’Etudes du Judaïsme, Bruxelles, 2008. 

25€ - ISBN 978-2-87396-117-6
Peretz

Yitskhok Leybush Peretz (1852-1915) est, aux côtés de Mendelè Mokher Sforim et de Shalom Aleykhem, un des trois fondateurs des lettres yiddish modernes. Pourtant ce n’est que tardivement qu’il découvre sa vocation d’écrivain yiddish, après avoir fait ses débuts successivement en polonais et en hébreu. Il a commencé à rédiger ses « Mémoires », restés inachevés, au cours des deux années qui ont précédé son décès survenu au cours de la Première Guerre mondiale. Rédigée dans un style semi onirique, l’autobiographie de ce maître des lettres yiddish modernes nous plonge dans sa ville natale de Zamość au début de la seconde moitié du XIXe siècle. 
A travers une foule de croquis et de souvenirs, mêlés à des légendes familiales, l’auteur y esquisse le portrait d’une communauté juive traditionnelle, aujourd’hui disparue, sortant de sa léthargie pour affronter la modernité. 
Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Paris.

N° 5 Eliyahou REICHERT, "L’hébreu israélien". Précis de grammaire, Didier Devillez Editeur – Institut d’Etudes du Judaïsme, Bruxelles, 2008.

22€ - ISBN 978-2-87396-116-9
Hebreu

Ce Précis comporte une description simple et nouvelle des aspects importants de la grammaire de l’hébreu israélien. Il est accessible aux étudiants d’hébreu de tous niveaux et sera très utile aux hébraïsants confirmés. L’emploi d’une terminologie linguistique professionnelle y est réduit au minimum.
Parmi les matières traitées, on trouvera :
l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ponctuée et non-ponctuée (avec exercices et corrigés), la liste complète des règles d’orthographe de l’Académie de la Langue hébraïque à Jérusalem, les règles grammaticales essentielles de l’hébreu contemporain, décrites dans une forme didactique non traditionnelle, une présentation simplifiée (inédite en français) de la conjugaison des verbes, les règles d’accentuation, la formation des mots, des notions de grammaire de l’hébreu biblique, les principales difficultés des francophones, des notions de syntaxe, des listes de schèmes, affixes, prépositions, adverbes, conjonctions et interjections.
 

N° 4 Angélique BURNOTTE, "Juifs en pays d’Arlon", Didier Devillez Editeur, Bruxelles, 2005.

18€ - ISBN 2-87396-067-1
Arlon

C’est un ouvrage original et unique en son genre. Pour la première fois, une étude raconte, tout au long du XIXe siècle, la vie florissante de la communauté juive d’Arlon. De l’établissement du premier Juif dans la ville, sous le Régime français, jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale, cette communauté, composée essentiellement de marchands, ne cessera de s’agrandir. Elle représentera, quelques années après l’indépendance belge, 2% de la population de la ville. Cet ouvrage retrace les péripéties de l’établissement d’un cimetière juif en 1856 et celles de la construction de la synagogue. Inaugurée en 1865, elle est la plus ancienne de Belgique. Enfin, cette étude, qui aborde divers aspects de la vie des Juifs à Arlon, éclaire de manière parlante les modalités d’une intégration réussie. 
Avec le soutien de la Communauté française - Wallonie-Bruxelles.
 

N° 3 "Le Livre des homes. Enfants de la Shoah. AIVG – 1945-1959", composé par Adolphe Nysenholc, Didier Devillez Editeur, Bruxelles, 2004.

Epuisé
Homes

Le Livre des homes est un livre de vie. Les enfants, rescapés de l’extermination nazie, s’y découvrent par leurs rires et leurs jeux. Pour surmonter le traumatisme subi, ils retrouvent leur dignité par l’humour et une extrême créativité sportive et culturelle. C’est l’esprit de résistance continuée dans la paix. Ceux qui ont perdu leur foyer, en 1945, proclament haut et clair habiter un home, non un orphelinat. À la libération, l’AIGV (l’Aide aux Israélites Victimes de la Guerre) a logé souvent ces sans famille, dans de grandes demeures à tours élancées de flèches au milieu de vastes domaines. 
Est présentée, dans cet album illustré de photos et d’anecdotes, leur «vie de châteaux». Tout ce qui a constitué leur volonté de survivre. Le livre s’ouvre en V comme le signe de la victoire.

N° 2 Philippe PIERRET et Jean-Philippe SCHREIBER, "Orientalisme et études juives à la fin du XIXe siècle. Le manuscrit d’Emile Ouverleaux", Didier Devillez Editeur, Bruxelles, 2004.

25€ - ISBN 2-87396-061-2
Ouverleaux

Emile Ouverleaux (1846-1929), conservateur à la Bibliothèque royale de Belgique et orientaliste de renom, a publié en 1885 l’une des premières études scientifiques relatives à la présence juive en Belgique depuis le moyen âge. Il s’intéressa également aux stèles funéraires, témoins de la présence juive en Belgique et fit l’inventaire, consigné dans des cahiers, de celles qui étaient vouées à disparaître. 
L’un de ces manuscrits, retrouvé par Itshak Sperling, fait ici l’objet d’une édition partielle, et est abondamment commenté. Le présent ouvrage évoque, à travers la biographie d’Emile Ouverleaux, le caractère exceptionnel de ce regard chrétien posé sans préjugé sur les Juifs. Mais il retrace surtout le cadre historique du judaïsme belge à l’époque et s’attache aussi à décrire l’architecture, les symboles et les pratiques funéraires dans le judaïsme. Enfin, il dessine les enjeux politico-religieux de la question des cimetières, illustrant les clivages, les tensions et la violence religieuse qui traversèrent la société belge au XIXe siècle.

N° 1 Jean BLOCH, "Epreuves et Combats, 1940-1945", Didier Devillez Editeur, Bruxelles, 2002.

35€ - ISBN 2-87396-056-6 

épreuves et combats
Le baron Jean Bloch (1913-2002) a été un témoin exceptionnel de la seconde Guerre mondiale, spécialement dans sa dimension belge.
De son expérience, acquise en première ligne, est issu Epreuves et combats, un ouvrage qui met l’accent, pour la première fois en Belgique, sur la contribution impressionnante de ceux qui, malgré la discrimination raciale dont ils étaient victimes, ont participé héroïquement à la délivrance de notre pays face à l’oppresseur nazi. Cet ouvrage souligne leurs actions courageuses dans la Résistance et dans les Forces armées.
De plus, il réunit plus de 350 documents photographiques provenant d’archives privées dont certains, inédits, n’ont jamais été publiés à ce jour.
Mis à jour le 27 juin 2024